Faits d’Isère – Vol dans un magasin de musique : plusieurs milliards d’euros de préjudice

13 avril 2017

Le Air Guitar Center de Mens (38), spécialisé dans la maintenance et le dépannage de guitares et batteries pour les pistes de danse en fin de soirée a été la cible d’un vol, dans la nuit de samedi à dimanche. Après s’être introduits sur le site, les malfaiteurs ont dérobé, dans le magasin, de nombreuses pièces détachées : frets, cordes, manches, cimballes, etc. D’après le propriétaire des lieux, le préjudice s’élèverait à plusieurs milliards d’euros (sic). Le colonel Francis, de la gendarmerie de Mens, témoigne « Nous n’avons trouvé aucune trace du passage des malfaiteurs, nous devons avoir à faire à une bande de professionnels très bien organisée ! J’ai demandé l’intervention d’un mime professionnel pour examiner les lieux du cambriolage. » Interrogé sur la pertinence d’utiliser un homme de spectacle pour mener une enquête, le colonel répond « Croyez-moi, j’ai vu une fois ce mime tirer une valise qu’une centaine de personnes ne pouvaient voir… Pourquoi ne pourrait-il pas voir à nouveau ce que personne ne voit (i.e. les preuves)… »

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La bande son de ma vie. #1 – The piper at the gates of dawn

Une rétrospective discographique de mes 30 premières années de vie, ou le bon goût en 100 albums*.

#1 – Pink Floyd – The piper at the gates of dawn (1967)

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En écoute gratuite et légale sur Deezer

Une critique gratuite et légale sur PlanetGong

 

Genre : Rock Psychédélique / Space Rock

Autour de l’album : Syd Barrett

A écouter si vous avez aimé : Pink Floyd – A saucerful of secrets (1968)

Mon souvenir lié à l’album : L’adolescence

 

 

*librement inspiré du Hall of Fame du site PlanetGong

Du mauvais effet des herbicides sur les mauvaises herbes

Le professeur Gilles-Eric Séralini avait montré il y a peu l’impact néfaste des OGM et du Roundup sur des rats (sources). L’étude très controversée avait divisé la sphère scientifique en deux mais avait eu le mérite de susciter le débat citoyen. Ce débat avait lui-même divisé la sphère publique en deux. L’hypothétique effet néfaste possible des OGM et des désherbants divise (toujours en deux) encore aujourd’hui. Une nouvelle étude publiée il y a peu dans le prestigieux journal scientifique Annals of Experimental and Approximately Sciences of Botany, par l’équipe du professeur Sylvain-Paul Torino du Laboratoire Wallon d’Évidence Statistique et Botanique de Binche, devrait à nouveau diviser les sphères scientifiques et publiques en deux (soit quatre demies sphères).

Depuis 2008, l’équipe du professeur Torino (auteur d’une précédente étude sur les effets à long terme du piétinement des allées enherbées sur la prolifération des merles en zone péri-urbaine) s’est engagée dans un programme de recherche visant à montrer la toxicité des herbicides. « Il y a méprise sur la réelle toxicité des pesticides », précise le professeur Torino, « notre étude le confirme et démontre par a + b cosinus c, que les études de toxicité réalisées sur les produits commerciaux sont minimisées ». « Nous avons réalisé une étude statistique sur les données de plus de 200 articles scientifiques traitant de quatre herbicides couramment utilisés dans le monde, le constat fut sans équivoque ! » En effet, l’équipe belge a montré que 100% des échantillons de mauvaises herbes étaient détruits par l’usage d’herbicides. « C’est aux gouvernements maintenant d’agir et de mettre fin au scandale des études non indépendantes, ajoute le professeur Torino, ou une nouvelle crise sanitaire pourrait voir le jour ! »

Menthe poivrée – 1

Roman feuilleton publié originellement en anglais sous le titre The Sommer’s summer

toot-tone_enplacesJ ’avais passé la nuit entière à chercher un titre au premier volume de mes mémoires, volume traitant de mon enfance dans le pays d’Auge. Ce n’était plus la nuit comme ce n’était pas encore le matin quand je tins enfin mon titre. Tout est bon dans le cochon sauf le pipi et le caca. « Magistral ! pensais-je alors.» « Bien meilleur que Rousseau et ses Confessions de lopette, surenchéris-je. » Alors que j’allais en venir à Chateaubriand en lui imposant le sobriquet d’enculeur de vaginettes, la sonnerie du téléphone me fit sortir de mes pensées persifleuses.

― Inspecteur Sommer, j’écoute ! Ah chef c’est vous ! Oui, oui… non, oui, tac-tac, où, ah ! Très bien j’arrive !
Un meurtre dans une résidence bourgeoise près de Vesoul. Le chef avait besoin du meilleur inspecteur pour cette affaire. Il avait besoin de moi. Je sautai dans un slip et enfilai ma voiture direction Vesoul.
― Ah vous voilà Sommer ! me dit le chef en me voyant arriver sur les lieux du crime.
― Commissaire ! le saluai-je.
― Je vous ai mis sur cette affaire car vous êtes le seul agent…
― A la hauteur pour cette affaire, coupai-je le chef un brin d’arrogance dans la voix.
― … disponible, reprit le chef en me dévisageant.
― Hé, hé, hé ! grimaçai-je alors un brin de honte dans la voix. Alors chef, où est notre macchabée ? repris-je rapidement afin de m’interdire de verser une larme.
Le chef me conduit à l’intérieur d’une vaste demeure luxueuse, direction une chambre à l’étage. En entrant dans la chambre je vis posé sur une table de nuit le cadavre d’un cigare et une paire de lunettes pour manchot.
― Voici le cadavre, dit le chef en désignant un mort au sol.
― Mon dieu ! Il…
Je ne pu en dire plus l’espace d’une seconde, la seconde passée je mis fin au suspense et repris:
― Mon Dieu ! Il a laissé sa télé en veille ! m’écriai-je alors en dévisageant le poste de télévision. Et la planète putain ! grommelai-je en vérifiant par la fenêtre que personne ne touchait à mon 4×4.
― Calmez-vous Sommer, dit le chef. C’est la femme de ménage qui l’a trouvé ce matin avec un poignard dans le dos. D’après elle, il ne devait pas être là ce matin, il…
J’observai le corps tout en écoutant le chef. Mais difficile d’observer le corps alors que le chef avait changé de moustache ! Tiens, je suis prêt à parier qu’il s’est fait une couleur à la moustache, pensai-je. Je devrais essayer la moustache. C’est classe la moustache en fait…
― … et son frère est dans l’import-export. Compris Sommer ? me demanda le chef sceptique.
― Ah ! L’import-export ! Métier noble… tentai-je.
― Le légiste ne va pas tarder, je vais jeter un œil dans les autres chambres en attendant, occupez-vous de celle-ci, ajouta-t-il en quittant la chambre du crime l’air dépité.
Je fouillai la pièce de tout mon zèle, de tout mon cœur, de toute mon âme, mais ne trouvai rien de suspect si ce n’est…. Le chef revint dans la chambre accompagné du médecin légiste.
― Je n’ai rien découvert Sommer, si ce n’est une boîte de suppositoires à l’eucalyptus pour les hémorroïdes, me dit le chef.
― Ah, ça expliquerait alors l’odeur mentholée de l’anus du cadavre… et le sang, dis-je.
Le sourire du chef s’effaça de son visage pour laisser place à l’incompréhension. Le médecin rota.
― Je pense que la scientifique aura plus de chances que nous pour trouver des indices, reprit le chef. Je vous laisse. Je compte sur vous pour cette affaire Sommer ! Ne me refaites pas le coup de l’affaire Tamoshi… Tamoshi… Tamoshi… Tamoshi… Taaaamoooshhh   FLASHBACK !
« Sommer ! Vous avez dépassé les bornes, au delà de l’extrême limite ! La femme de M. Tamoshi est la fille d’un riche dignitaire japonais. Nous avons frôlé l’incident diplomatique. C’est la dernière… »

A suivre.

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118 av. J.C. Via Domitia

Nous sommes en 118 avant J.C. Massalia (Marseille) est une cité très prospère, tournée vers le commerce maritime, qui a été fondée près de 5 siècles auparavant par une poignée de grecs originaires de Phocée (aujourd’hui Izmir en Turquie). La cité phocéenne connaît la paix depuis que sa puissante alliée Rome est venue « pacifier » le sud de la Gaule à plusieurs reprises au cours des 10 dernières années. Mais aujourd’hui l’allié romain est devenu quelque peu « envahissant ».

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A l’ouest de Massalia, de l’autre côté des Pyrénées, l’Hispanie (Espagne) est romaine. A l’est, au delà des Alpes, la Gaule cisalpine (nord de l’Italie) est romaine. Entre ces deux montagnes, Rome a fondé la colonie Aquae Sextiae (Aix-en-Provence) en 125 av. J.C. et de nombreuses terres dans les zones pacifiées ont été distribuées à des romains. Domitius Ahenobarbus, consul romain présent en Gaule depuis 121 av. J.C, entreprend en cette année -118 la construction d’une voie à travers le sud de la Gaule afin de relier la Gaule cisalpine à l’Hispanie et ainsi faciliter les échanges commerciaux et les transports de troupes.

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 La voie romaine est tracée, défrichée, nivelée, en partie pavée et aménagée. Son tracé évite sciemment le territoire de Massalia et une nouvelle colonie reliée à la mer est construite : Colonia Narbo Martius (Narbonne). Narbo est clairement créée pour concurrencer Massalia sur le commerce maritime. Rome cherche à asseoir son autorité dans la région, qu’elle soit territoriale ou commerciale, en construisant cette toute première voie romaine de Gaule: la via domitia.

 

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Nous sommes en 117 av. J.C., la via domitia est terminée. Narbo va devenir la ville la plus importante du sud de la Gaule. Massalia restera une cité indépendante alliée de Rome jusqu’en 49 av. J.C. avec l’arrivée de Jules César… mais là est une autre histoire !

 

Gendarmerie 1.0

Territoire de liberté pour beaucoup, les livres d’or ne sont pour certains qu’une zone de non-droit où tout semble permis. Nombre de livres d’or ont été bafoués par des dessins lubriques ou des insultes, alors même que des enfants aiment à parcourir ces ouvrages. On ne le sait que trop à la caserne de Saint-Martin-lès-Langres, où est basée depuis 2009 la division de lutte contre la paper-criminalité de la gendarmerie nationale. Rencontre avec l’adjudant Francis, patron de la cellule spécialisée.

livre d'or

Tout signataire de livre d’or peut signaler une infraction aux gendarmes via lettre recommandée. Outre ces signalements c’est en parcourant les expositions et les mariages que les enquêteurs vont constater les infractions et ouvrir une procédure. « Chacun a sa spécialité ici, indique l’adjudant Francis, mais il nous arrive d’orienter nos recherches en fonction des événements ». Ainsi, après les propositions de rendez-vous coquins dans le livre de l’écomusée de la communauté de communes du Creusot Montceau, les gendarmes se sont-ils mis en quête des « BMB28 », comprendre : bô mec brun de 28 ans.

« Ce n’est pas comme si on cherchait une aiguille dans une botte de foin, estime l’adjudant. On ouvre la botte de foin… et des aiguilles, on en trouve plein. Bref, c’est une botte d’aiguilles ». Racolage, insultes, faux numéros de téléphone, dessins suggestifs, pages pliées, déchirées… la liste est longue. « En 2012, nous avons initié 5 procédures, dont 3 pour dessins  obscènes, continue le patron de la division. » Et l’adjudant de rappeler que pour éviter un drame, « il faut aussi que les parents ne laissent pas les enfants seuls dans les musés ».

Il arrive qu’un signalement débouche sur une vaste opération. Sur la base d’un simple signalement par un restaurateur picard et après six mois a éplucher les livres d’or et de réservation de tous les restaurants de la région, les paper-gendarmes de Saint-Martin-lès-Langres ont pu lancer en octobre 2011 l’opération « stabilo ». Résultat: l’interpellation de 4 touristes vosgiens coupables de dessins de verges dans 8 restaurants de la région. Ce vaste coup de filet a été mené par 5 gendarmes et 1 graphologue. « On est content quand on a ce genre de résultats, admet fièrement l’adjudant Francis, c’est l’innocence de nos enfants qui est préservée ! ».

En 2014, l’adjudant Francis prendra le commandement d’une toute nouvelle cellule anti-terroriste, le Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale des Sanitaires Autoroutiers (GIGNsa). « La faïence des murs des toilettes d’autoroutes est le théâtre de toutes les obscénités, la violence visuelle y est exacerbée. C’est une criminalité de l’extrême qui mobilisera l’élite de la gendarmerie »

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